Un groupe de chercheurs transdisciplinaires

Archives de décembre, 2012

Le silence est-il un clair-obscur du langage? – Julien Fortin, 13 décembre 2012

Le silence est-il un clair-obscur du langage?

Escouade sémiotique présentée par Julien Fortin

Cette escouade sémiotique hivernale, nous donnera l’occasion de nous intéresser, entre autres, aux travaux de Todorov qui, dans «Théories du symbole», en évoquant la tradition herméneutique, pèse ses mots et souligne l’importance des travaux d’Héraclite d’où émergent pour la première fois « l’opposition entre deux régimes de langage, direct et indirect, clair et obscur, logos et muthos, et en conséquence, entre deux mode de réception, la compréhension pour l’un l’interprétation pour l’autre.» Todorov, pour appuyer son raisonnement se réfère à un fragment du texte d’Héraclite qui décrit ainsi l’oracle de Delphes : «Le maître dont l’oracle est à Delphes ne dit rien et ne cache rien mais il signifie.» Cette dernière citation nous sert de prétexte dans cette volonté que nous avons de percer le mystère de cette quête dans laquelle nous nous sommes lancé depuis les tous débuts de notre recherche en sémiologie visant à définir l’implication du silence en tant que signe du langage aussi bien écrit que visuel. Cet échange autour de la question : « Le silence est-il un clair-obscur du langage?» se veut une mise en synthèse des pistes de recherche envisagées tout au long des dernières années en vue de commencer à recenser er repérer les multiples formes par lesquelles le silence se fait signe au sein des textes en prose d’auteurs québécois : Catherine Fortin, Paul Chamberland et Fernand Ouellet. Ces poètes nous laissent concevoir le silence non pas en tant qu’absence mais bien en tant que présence, présence engendrant un langage en deçà de la parole et surtout en tant que prémisse de toute parole. Cette communication tire sa source des travaux de Santiago Kovadloff, philosophe argentin qui s’est intéressé au concept du silence «primordial»; mais trouvent également des échos chez Van del Heuvel, Barthes, Blanchot et Wittgenstein. Comme quoi, le silence ne cesse de faire parler de lui, comme si inévitablement, la présence du silence invite à dialoguer, invite à s’interroger sur l’origine du langage.

Pour télécharger l’MP3 de la rencontre :

https://docs.google.com/open?id=0B1L6qUxUC7pbN2tiVzNBaWIzWEU

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1 novembre 2012 – Simon Weinspach – De l’insécurité dans nos médias. Analyse sémiologique du traitement télévisuel du sentiment d’insécurité

Il s’agira durant cette escouade de montrer à quel moment la télévision, lorsqu’elle traite de l’insécurité, décroche de son rôle de démonstration et de compréhension pour devenir un dispositif communicationnel intentionné ou involontairement provoquant.

VOICI l’MP3 de la rencontre :

https://docs.google.com/open?id=0B1L6qUxUC7pbaV94OVBCU2RocDg